Comédie des Champs-Élysées

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LE FILS

Texte de Florian ZELLER - Mise en scène Ladislas CHOLLAT

Avec Yvan ATTAL, Anne CONSIGNY, Elodie NAVARRE, Jean Philippe PUYMARTIN.

Nicolas a dix-sept ans et semble avoir du mal à vivre. Il n'est plus cet enfant lumineux qui souriait tout le temps. Que lui est-il arrivé ? Et pourquoi ne va-t-il plus en cours ? Dépassée par les événements, sa mère (Anne Consigny) ne sait plus quoi faire, et Nicolas demande à vivre chez son père (Yvan Attal). Ce dernier va tout faire pour tenter de le sauver et lui redonner le goût de vivre. Mais peut-on vraiment sauver quelqu'un d'autre que soi-même ? 

 Avec Le Fils, Florian Zeller clôt sa trilogie familiale. La Mère a été créée en 2010 au théâtre de Paris autour de Catherine Hiegel et a été reprise en 2014 au théâtre Hébertot. Le Père a été créée en 2012 autour de Robert Hirsch et a été reprise en 2015 à la Comédie des Champs-Elysées. 

NOTE D’INTENTION

« Dans La Mère comme dans Le Père, le spectateur était invité à expérimenter de l’intérieur les égarements psychiques dont il était question : la dépression dans La Mère et la démence dans Le Père. Ici, à l’inverse, le trouble dont semble souffrir le fils demeure impénétrable. Pourquoi ce garçon de 17 ans a-t-il tant de mal à vivre ? D’où lui vient cette détresse soudaine ? Ceux qui l’entourent tentent de l’aider, mais ne parviennent pas à comprendre ce qui lui arrive. Le mystère reste entier, opaque, insaisissable. Traverse-t-il un épisode dépressif ? Lui est-il arrivé quelque chose au lycée ? Est-ce seulement l’adolescence ? Ou bien se sent-il abandonné en voyant son père fonder un nouveau foyer ? L’épreuve des parents tient précisément au fait que ces questions ne trouvent pas de réponses. Or il n’y a rien de plus douloureux que de voir souffrir une personne aimée sans pouvoir l’aider... Je voulais, à travers cette pièce, me rapprocher de ce moment où quelque chose se déchire : l’enfant que nous avons élevé cesse d’être celui que nous connaissions, pour devenir un être autonome, inquiétant et qui nous échappe. Cette pièce raconte l’histoire d’un père qui tente de sauver son fils, mais qui n’y parvient pas. »

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VIKTOR VINCENT Les liens invisibles

Dans ce seul en scène, Viktor nous raconte. Tout commence par le récit de 3 histoires incroyables, celle d’un paysan ukrainien du XIXe siècle foudroyé 23 fois, celle d’une femme de New York qui retrouve en 2001 à 3 000 km de chez elle un livre lui ayant appartenu lorsqu’elle était enfant, et celle d’un groupe d’étudiants qui, en 1954, échappe à un terrible accident par leur retard simultané à une réunion.

Tous ces événements avérés ne peuvent être le fruit du simple hasard, d’une simple coïncidence. Peut être sont-ils les signes que nos destins sont liés les uns aux autres, à travers le temps et l’espace : Einstein, Méliès, Houdin mais aussi ce professeur qui nous a marqué et dont nous avons oublié le nom, notre premier amour, cette chanson que nous écoutions en boucle, cette ville où nous nous sommes ennuyés en vacances avec nos parents, notre propre existence, tout semble se combiner parfaitement et vibrer selon la même logique, celle des chemins de l’existence.

A l’instar du nouveau cirque, « Les liens invisibles » est un spectacle d’illusions d’un nouveau genre. Par un mélange sobre de projections vidéo, de mentalisme, de conte, de musique et d’effets spéciaux, il a pour but d’offrir une dimension de partage inégalée, de faire vivre des sensations nouvelles, celles de perdre pied, celles d’être mystifié et emporté.

Nous souhaitons un spectacle accessible offrant plusieurs degrés de lecture et de compréhension afin que des plus jeunes aux plus vieux, chacun y trouve son compte. Ainsi le mystère et le divertissement se tutoient sans complexe, l’humour est présent sans occulter le merveilleux et les expériences divertissent autant qu’elles interrogent. Avons-nous un destin ? Une route toute tracée à laquelle nous ne pouvons échapper ? Ou au contraire tout n’est-il que hasard ? Sommes-nous des électrons libres d’agir ? Nous nous sommes tous posés ces questions qui impliquent une sorte de vertige quelqu’en soit la réponse. Ainsi « Les liens invisibles » aborde de manière ludique et détournée de grandes théories, de celle du chaos à celle du déterminisme, de la notion de libre arbitre au principe de causalité.